Mention de spécialisation · mars 2022
Avocat spécialiste en droit des enfants, à Blois et dans toute la France
Un enfant a des droits qui lui appartiennent : être informé, être entendu, être assisté, être indemnisé. Il peut choisir son avocat lui-même, quel que soit son âge, et sans l'accord de ses parents.
La mention de spécialisation n'est pas une formule de communication. Elle se délivre après plusieurs années de pratique exclusive et un examen devant un jury national. Maître Jérôme Damiens-Cerf en détient deux : droit des enfants, obtenue en mars 2022, et droit des mineurs non accompagnés — cette seconde mention n'étant portée que par deux avocats en France.
Un enfant n'est pas une pièce du dossier de ses parents. C'est une partie, avec sa parole, ses intérêts, et son propre conseil.
Le cabinet ne fixe pas d'âge minimum pour recevoir un enfant. Il les reçoit dès le plus jeune âge, y compris ceux qui n'ont pas encore accès à la parole — une pratique courante outre-Rhin, encore rare en France.
Quatre situations, quatre procédures
L'enfant est victime
Violences, violences sexuelles, harcèlement scolaire, maltraitance. Porter plainte, se constituer partie civile, obtenir une indemnisation même lorsque l'auteur est insolvable.
Enfant victimeL'enfant est mis en cause
Audition libre, garde à vue, convocation devant le juge des enfants ou le tribunal pour enfants. Le code de la justice pénale des mineurs impose des règles que les majeurs n'ont pas.
Enfant mis en causeLa famille est suivie ou l'enfant placé
Information préoccupante, mesure éducative à domicile, placement à l'aide sociale à l'enfance, en maison d'enfants ou en famille d'accueil. Le juge des enfants décide ; les parents et l'enfant sont parties.
Assistance éducativeLe jeune est isolé et sa minorité contestée
Évaluation par le département, refus de prise en charge, saisine du juge des enfants, contrat jeune majeur, titre de séjour à 18 ans.
Mineurs non accompagnésIl faut entendre l'enfant
Audition amiable ou judiciaire, conduite par un avocat formé à cet exercice, pour associer l'enfant aux décisions qui le concernent sans le placer en position d'arbitre.
Auditeur d'enfantsLes parents se séparent
Résidence, droit de visite, pension alimentaire, autorité parentale. Ces questions se traitent devant le juge aux affaires familiales.
Droit de la familleLes droits que l'on ignore le plus souvent
- L'enfant capable de discernement peut demander à être entendu dans toute procédure qui le concerne. Lorsque la demande vient de lui, le juge ne peut pas la refuser.
- Il peut être assisté d'un avocat lors de cette audition, et cet avocat est le sien, pas celui d'un parent.
- Un mineur peut saisir lui-même le juge des enfants en assistance éducative : une lettre suffit.
- Un mineur ne peut pas être entendu en garde à vue sans avocat. Les parents doivent être prévenus, et les auditions sont enregistrées.
- L'aide juridictionnelle est accordée au mineur de plein droit, sans examen des ressources, dans la plupart des procédures qui le concernent. Ni les siennes ni celles de ses parents n'entrent en compte : l'avocat de l'enfant ne coûte rien à la famille.
Comment se déroule un rendez-vous avec un enfant
- Premier tempsL'entretien de contexte, avec l'adulte et l'enfant
L'adulte qui accompagne l'enfant est reçu avec lui, en sa présence, pour établir les motifs de la consultation. L'enfant entend donc d'emblée ce qui est dit de sa situation : rien ne se décide dans son dos.
- Deuxième tempsL'entretien individuel, l'adulte quitte le cabinet
L'enfant est reçu seul. Le principe du secret professionnel lui est expliqué avant tout le reste, et dans ses mots : rien de ce qu'il dira ne sera répété — ni à l'adulte qui l'accompagne, ni à ses parents, ni au juge — hormis les points sur lesquels il aura lui-même donné son accord. C'est la condition sans laquelle un enfant ne parle pas.
- Troisième tempsExpliquer avant de demander
Aucun enfant ne peut se prononcer s'il ne comprend pas. Le rôle du juge, la portée d'une audience, ce qui peut arriver ensuite : tout est expliqué avec ses mots, sans lui faire porter la décision.
- Quatrième tempsPorter sa parole, pas la traduire
L'avocat d'enfant ne dit pas ce qui lui paraît bon pour l'enfant. Il dit ce que l'enfant veut, et le formule en droit — dans les limites de ce que l'enfant l'a autorisé à rapporter.
- Cinquième tempsRendre compte à l'enfant
Après l'audience, l'enfant est informé de ce qui a été décidé, des raisons de la décision, et de ce qu'il peut encore obtenir.
Questions fréquentes
À partir de quel âge un enfant peut-il avoir un avocat ?
Il n'y a pas d'âge minimum, et le cabinet n'en fixe aucun. Les enfants sont reçus dès le plus jeune âge, y compris ceux qui n'ont pas encore accès à la parole — une pratique courante en Allemagne, encore rare en France. Un très jeune enfant s'exprime autrement qu'avec des mots, et cela s'observe. Autre question, distincte : c'est au juge qu'il revient d'apprécier le discernement lorsqu'il s'agit d'entendre l'enfant lui-même.
Mes parents doivent-ils être d'accord ?
Non. Un mineur peut choisir son avocat seul. C'est même la raison d'être de l'avocat d'enfant : qu'il existe une voix distincte de celle des parents, y compris lorsqu'ils sont bien intentionnés.
Est-ce que cela va coûter cher à ma famille ?
Pour l'enfant lui-même, non : dans la plupart des procédures qui le concernent, l'aide juridictionnelle lui est accordée de plein droit, sans examen des ressources — ni les siennes, ni celles de ses parents. Pour les parents, en tant que parties, l'aide juridictionnelle dépend de leurs ressources ; le point est vérifié au premier rendez-vous. Voir les honoraires.
Le cabinet intervient-il en dehors du Loir-et-Cher ?
Oui. Les dossiers de mineurs non accompagnés et d'assistance éducative sont suivis dans toute la France, y compris outre-mer. Pour les autres matières, le cabinet intervient principalement sur le ressort de la cour d'appel d'Orléans.
Que se passe-t-il si je ne veux pas voir un de mes parents ?
Cela se dit au juge, et cela s'argumente. Un refus d'enfant n'est jamais décisif à lui seul, mais il est entendu, et les raisons qui le fondent peuvent l'être davantage encore.
Cette page explique des règles générales. Elle ne remplace pas l'examen de votre situation : les délais, les juridictions compétentes et les chances de succès dépendent des faits.